( Il a surgi de son chapeau, tel un lapin quasi pris dans les phares d’une trottinette, comme ça, sans tambour ni charrette. Calembours. Pirouettes. Il était là, virevoltant dans chacun de ces mots. Erwin je crois. Il sautillait, gigotait, agitait sa bouche dont sortaient 1000 abracadabras. Tabernacle, sous vos applaudissements. On cherchait notre respiration entre deux élucubrations, entre deux phrases longues comme les gorges de deux avaleurs de sabre, nos yeux pris à leur tour dans les phares, à essayer de suivre son emportement, ses envolées. Veste à paillette,confettis, saltos arrières. Nous étions là comme déjà coupés en deux dans la boîte magique. Dire qu’il était pétillant ne serait que prosélytisme. Il était au delà du pétillant. Quand la bulle ne sait plus si elle a déjà éclaté, quand on ne sait plus si la bulle n’a pas déjà été emporté vers la sortie. Par simple Tropisme, incapable de quelque action réfléchie, nous tentions un geste, un mouvement, un mot peut-être pour en être nous aussi de ce spectacle. Tentative échouée à l’arrivée de la prochaine salve et du prochain feu d’artifice et de son bouquet pas encore final. Nous restions là suspendus quand il a re-disparu dans son chapeau, nous laissant avec cette persistante impression de n’avoir été finalement que le jeu d’un tour de passe- passe)